Pénélope SADOUDI, Architecte paysagiste

Diplômée en Angleterre, je développe mon activité depuis 15 ans, partout dans le monde. Je m'occupe aussi bien de petits jardins que de projets paysagers autoroutiers, je peux créer dans le style rustique ou pour des palais royaux, dans les marécages ou dans les déserts...

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6 octobre 2010 0 Comments

Paysages Ruraux Français : des changements radicaux à prévoir

Dans plusieurs zones de France, des projets photovoltaïques comprenant de larges surfaces de toitures agricoles émergent pour changer les paysages ruraux. Initialement, les projets rajoutaient des panneaux sur les toitures existantes de bâtiments bien orientés mais les agriculteurs se sont vite rendu compte que les avantages étaient irrésistibles. Ils ont donc crée de nouveaux bâtiment à utilité double. Panneaux produisant de l’électricité sur le toit et stockage ou animaux à l’intérieur. L’existence de contrats entre EDF et les propriétaires de panneaux fixant le prix de rachat des kilowatts produits a genéré un engouement chez les agriculteurs. Le gain financier favorise le développement rural

Architecte paysagiste exerçant en France, je pourrais argumenter que l’impact visuel de panneaux est négatif : de grandes surfaces de panneaux noirs et hautement réfléchissants sont une gène évidente pour beaucoup d’entre nous. Néanmoins la perception est purement subjective et les avantages des dernières avancées dans la recherche et dans l’agriculture peuvent contrebalancer les inconvénients, en particulier quand nous faisons la comparaison avec des pratiques que nous acceptons de l’agriculture « traditionnelle »

Actuellement je participe à l’étude d’impact sur l’environnement de deux projets importants et particulièrement sensibles dans le Gers. Les projets concernent des panneaux photovoltaïques sur des serres agricoles. Je dois réfléchir sur le projet et son environnement et forger ma propre opinion sur interprétation des impacts. Les deux projets en question représentent la pointe de la technologie agricole. Les serres ne vont pas seulement produire de l’électricité mais créer des environnements contrôlés par une technologie permettant la culture d’une grande diversité de fruits et légumes : abricots précoces ou kiwis, jusqu’aux maraîchages, tomates ou melons.

Les serres mesurent 150m de long et 30m de large, elles doivent d’être installées sur des zones faiblement pentues et être orientées plein sud.
Les panneaux photovoltaïques ne couvrent que 30% de la toiture mais, pour compenser la réduction de lumière, un nouveau matériau à poser au sol a été breveté. Des produits, issus de l’industrie, seront recyclés pour créer un tapis au sol réfléchissant, qui participe aussi à la réduction de l’évaporation de l’eau.

Les surfaces importantes de toiture impliquent que les eaux de ruissellement doivent être très bien gérées. Les eaux de pluie, quittant rapidement les surfaces imperméabilisées, ne peuvent être dirigées vers les cours d’eau naturels car cela causerait des dommages aux écosystèmes fragiles. Les eaux doivent être collectées dans des bassins ou lagunes pour être exploitées en irrigation ou être retournées dans les systèmes hydrologiques naturels lentement. La création des ces bassins génère évidement des terrassements importants, qui ne sont pas sans impact sur l’environnement. De la même manière, les eaux de ruissellement des terres agricoles aux alentours dans le même bassin versant doivent être soigneusement capturées, pour éviter toute contamination du bassin d’irrigation par des produit chimiques ou des alluvions.

Plusieurs développements innovants dans le contrôle des photo-serres ont rajouté à la nature très technologique de ces deux projets. Dans un cas, le projet étant proposé sur des terres inondables, des capteurs, ainsi que des équipements qui permettent de remonter les cotés des serres facilitant la traversée de la crue sans dommage, seront installés. Après le passage de l’eau, les terres peuvent être replantées.

Dans les cas où les serres photovoltaïques sont prévues pour la production de fruits et légumes bio, d’autres technologies originales seront employées. Des textiles modernes, type”Goretex” pour réguler le passage de la vapeur d’eau, seront utilisés en association avec des filets anti-insectes dans la poursuite de l’idéal de la production d’aliments d’excellente qualité. Les textiles jouent un double rôle de contrôle, l’exclusion d’insectes parasites et le maintien des insectes pollinisateurs

Quel sentiment de désarroi lorsque, au passage de la crête, le site du futur projet de photo-serres était révélé. Une zone de paysage agricole traditionnel d’une beauté exceptionnelle, qui dans d’autres circonstances aurait pu être un parc naturel. Une zone préservée, libre de toute menuiserie PVC ou d’extension mal réalisée avec peu de constructions plus récentes que 1900. Ce n’était que la pointe de l’iceberg politique. Le village en question a une population de 60 habitants. Alors pourquoi un si gros projet?

Dans la poursuite de mon travail de consultante pour l’étude d’impact, je me suis rapidement rendue compte que ce cas n’est pas facile à juger : en tant qu’architecte paysagiste, mon rôle est habituellement de défendre les paysages, leur protection et leur conservation dans tous les cas.
Je ne peux pas prétendre comprendre tous les arguments en faveur de la culture « traditionnelle » et « biologique moderne », ni savoir évaluer les impacts sociaux ou économiques d’un tel projet mais des experts le font en ce moment.

Ma réflexion personnelle concernant les cas que j’ai pu étudier m’a fait me poser des questions :

Si la demande pour des kiwis existe, doit- on continuer à les importer depuis la Nouvelle Zélande ou permettre à de grosses structures financières de l’industrie agricole de maîtriser les terres pour produire des kiwis biologiques en France
Doit-on continuer d’accepter l’agriculture « traditionnelle » qui dépend financièrement des subventions de Bruxelles ou permettre à la révolution technologique agricole d’être financée par la production d’électricité.
Doit-on permettre l’agriculture traditionnelle de poursuite sans débat alors que les zones rurales perdent leur population qui part vers les emplois en ville.

Mais plus important encore, doit-on refuser des changements dans le paysage simplement sur la base de nos valeurs, traditions ou cultures actuelles? Est ce que l’évaluation subjective des projets importants dans le paysage suffit sans vrai débat sur le besoin de produire des aliments de qualité, ici et maintenant mais aussi pour le futur?

6 octobre 2010 0 Comments

Landscape of rural France could be set for radical changes

In various areas of France projects involving large ares of agricultural roof surfaces are emerging to change the face of rural France. Initial projects included adding panels to existing suitably orientated buildings but the farmers quickly realized that the advantages were too go to resist and created new projects with dual use, panels above and storage or animals below. The advent of contracts between EDF and the owners of the photovoltaic panels, whereby the state agrees to buy the electricity produced at a fixed price has created a massive trend amongst farmers. The financial gain is aimed to help agricultural development.

As a British Landscape architect working in France I would argue that the visual impact could be perceived as being negative, large areas of highly reflective dark panels are an obvious “eyesore”for most people. However perception is purely subjective and the advantages of the latest research and developments in agriculture could come to outweigh the disadvantages particularly when compared with the environmental impact of practices we accept as being OK for “traditional” agriculture.

I am currently involved in the compilation of an environmental impact study for two large and extremely sensitive projects in the Gers involving photovoltaic panels on agricultural greenhouses I have to reflect on context the projects and also make my own personal interpretation of the impact. These two projects I am studying probably represent the cutting edge in agriculture. These greenhouses will not only produce electricity but the provide technologically controlled environments enabling the culture of a huge variety of crops ranging from early apricots to Kiwis or market garden products like tomatoes or melons.

The greenhouses can be up to 150 m long and are approximately 30m wide, and they need to be situated on areas with very little slope and be orientated south.
The panels only cover about on third of the roof but to compensate for the reduction in available light a new form of “groundsheet” has been patented. Industrial by-products are going to be recycled to provide a light reflecting ground covering material which also contributes to reduce evaporation of the water in the soil.

The large areas of greenhouse roof mean that the water runoff must be very carefully managed.
The rainwater running unnaturally quickly off the roofs cannot be directed to natural waterways where it could cause disruption or damage to sensitive ecosystems instead it’s collected in a pond for irrigation and any excess is returned to the natural waterways slowly. This implies the creation of large new ponds and it goes without saying that earthworks on the same large scale as the greenhouses area are not without environmental of visual impact. In the same manner, any water running off agricultural land above the greenhouse project will be carefully collected to keep it out of the irrigation pond so that it would not cause contamination with silt or with chemical runoff.

Several innovative developments in the control of the photovoltaic greenhouses have added to the technological nature of the projects. In one case where the project is proposed in an area susceptible to flooding sensors are being fitted together with equipment which in case of a flood alert will raise up the sides of the greenhouses allowing the water to flow through without causing any damage. As soon as the water recedes the land can be replanted which makes good use of otherwise limited land.

In cases where the the photovoltaic greenhouses are being planned for growing organic produce more pioneering technology is being prepared, “Goretex” type modern textiles controlling the flow of water vapour are being used in conjunction with anti-insect netting to pursue the the ideal of producing excellent quality organic food. The insect netting works two ways, keeps harmful pest out but also keeps useful pollinating insects inside.
My heart sank as I drove into the beautiful valley in south west France where over the crest of a hill the site of the future photovoltaic greenhouse project was revealed to me. It was an area of outstanding natural beauty which in my mind could well have been a national park as it was naturally preserved, free from all uPVC windows or tacky renovations with few more recent buildings than the 1900′s. This was just the tip of the political iceberg. The village in the valley has a total population of about 60. So how come such a huge project?

As I pursue my work as a consultant for the landscape impact assessment of the project the more I realize that this is not a clear cut case despite my apparently obvious position at the outset as a trained landscape architect where my role is usually the “defense” of the landscape, protection and conservation at all times.
I cannot claim to know all the arguments about the agricultural pros and cans of traditional vs modern organic cultures nor can I scientifically calculate the the economic or social impacts of such schemes but there are specialists doing so as I write.

My personal reflection on the cases I have had the opportunity to appraise have made me think more about basics like : If the demand for Kiwis exists should we continue to fly them halfway around the globe from New Zealand or allow big agribusinesses and financiers to hijack agricultural land to produce organic food locally?
Should we continue to accept “traditional” agriculture which depends on handouts from Brussels or allow the technological revolution in agriculture to be financed by the production of electricity?
Should we continue to allow traditional agriculture to continue unchallenged while creating a social imbalance as the rural areas lose their younger population to jobs in towns and cities.

Most importantly should we refuse changes in the landscape purely on the basis of preserving our current values, traditions, culture and the subjective assessment of these huge projects in the landscape without the real debate about the finality of the project, which is the need to provide good food here now and for the future.

6 octobre 2010 0 Comments

Les mélanges de graines pour prairies fleuries.

Les mélanges de graines pour prairies fleuries.

Cette année, la mairie de Colomiers (31) a réalisé des plantations de prairies fleuries. D’une très grande réussite, ces prairies ont crée un effet coloré et original dans leur contexte urbain, très remarqué par la population.

Les surfaces semées avec les mélanges fleuris représentent des milliers de mètres carrés de pelouse, qui demandaient un entretien régulier sous la forme de tontes et ne soutenaient pratiquement pas de flore ou de faune. Ces surfaces, visuellement pas très intéressantes, furent transformées le temps d’une floraison en une explosion colorée, qui a ravi le voisinage.

Les avantages pour la Mairie sont importants: diminution des surfaces à gérer pour la tonte par exemple, mais plus important encore, les zones semées sont devenues beaucoup plus riche et diversifies pour la flore et la faune et en particulier pour les insectes.

Les mêmes principes peuvent très bien s’appliquer dans votre jardin : des surfaces fleuries à tondre moins souvent, des papillons dans votre jardin et puis l’année prochaine , pourquoi ne pas changer de mélange ou d’idée. C’est totalement réversible! Tenté ?
Contactez moi ou contactez Valérie aux jardins d’Engandou, Montaigut sur Save, pour toutes les explications sur la gestion des prairies fleuries.

6 octobre 2010 0 Comments

Greenfrog- le nouveau service

« The back of an envelope kitchen table garden design service »
difficile à traduire de l’anglais mais dans l’esprit de
« conception de jardins autour d’un café dans votre cuisine et dessiné sur un bout d’enveloppe »

Suite à de très nombreuses demandes, j’ai mis en place un service de conseil/coaching pour votre jardin.

Je suis architecte paysagiste mais, pendant une pause dans ma carrière pour élever mes enfants, mes amis et d’autres personnes autour de moi ont souvent expliqué qu’ils avaient juste besoin de quelques idées, quelques conseils en jardinage.

Ma réponse est un service de coaching: je viens chez vous pour une heure ou deux, juste le temps de voir votre jardin et de vous connaître un peu ; ensuite je vous propose quelques idées dessinées très rapidement à main levée pour laisser une trace, je vous conseille en fonction de vos besoins sur : des sources de matériaux, des pépinières spécialisées, des jardiniers ou terrassiers à qui vous pouvez faire appel pour réaliser de petits travaux.

Dans beaucoup de cas, le point le plus important semble être l’entretien: comment faire pour le réduire? Je vous propose des stratégies pour rationaliser vos espaces extérieurs.

Si votre jardin est en friche, et que vous craignez « la page blanche » qu’est votre terrain, je vous aide à éviter les erreurs les plus fréquentes et à mettre en place des idées de base pour structurer votre jardin.

Vous souhaitez intégrer une piscine dans un jardin existant : je vous assiste pour évaluer son emplacement idéal et pour concevoir les aménagements alentours, non pas comme un simple bassin, mais comme un vrai lieu de baignade, avec tout ce qui nous fait rêver autour de l’eau…..

Et bien sûr, c’est disponible en français ou en anglais, toujours en VO mais pas sous-titré!

Contactez moi pour connaître mes tarifs (calculés en fonction du déplacement pour voir le jardin et vos besoins en conseils) et mes préférences pour le café!!

30 septembre 2010 0 Comments

Make a date in the calendar…

Coming up soon, a special weekend at the Plant nursery- Les jardins d’Engandou. Greenfrog will be present to help and advise clients on all aspects of garden design. We will be available to help with plant selections and compositions but also garden planning if you bring plans or photos of your garden. We look forward to seeing you there.  Pénélope

29 septembre 2010 0 Comments

Topsoil and Subsoil ???

Here in France it would seem that very few people seemed to have seized the concept that topsoil and subsoil are not the same thing!

Almost every time I go to meet clients in a newly constructed house I find I am confronted with the same issue. Where did he topsoil go?

Around Toulouse we only have an average of about 30 cm of the precious stuff, if we’re lucky.

Topsoil is the layer of soil at the surface that has organic life active in it. Organic material and bacteria creating a living support which allows plants to grow. It takes millions of years to form this layer!

Below the layer of topsoil is subsoil which is basically almost inert.Just to simplify enormously

Unfortunately most of the people involved in the construction of a house in my area ( terrassiers, maçons, architects etc) have no idea what topsoil is and so make no effort to preserve or protect  this limited finite resource. In so many cases the topsoil is removed to level a platform for the construction of a house to begin but we never seem to find out where it is removed to! What we do know is that its resale value is considerable! There are many cases where the topsoil is just moved aside but then it is buried under a layer of subsoil as the underground garage is excavated. Sometimes the subsoil from an excavation of a pool is spread as a layer over the topsoil ruining it forever in exactly the way that handful of sand would ruin a dish of spaghetti

If you’re thinking of building a house and eventually creating a garden around it my advice would be to make sure that your topsoil is protected, preserved and stocked in mounds no higher than 1m so that the organic activity requiring oxygen can continue within it. Guard it carefully to make sure nobody contaminates it on site. Then when you put it back into position in your garden, hey presto plants grow in it!!  I need not add that it makes all the difference……

29 septembre 2010 0 Comments

English Landscape architect in Toulouse

Greenfrog is run by Penny Sadoudi, a British Mum and Landscape architect. Qualified in the UK with experience in England before travelling south to work in Paris, first on Euro-Disneyland then further south to Pibrac, She seized an opportunity for change again to work in the Middle East on the fantastic projects of Dubai and Abudhabi. After all those changes she has finally come ‘home’ to Toulouse and started up the practice again! All the different environnements, climates and cultures she has adapted to have enriched and diversified the ideas she holds about the landscape

Charles Darwin claimed “that it is not the strongest of the species who survive but those most able to cope with change” and with that in mind she has decided to base her approach to garden and landscape design on embracing change.

Any landscape is by nature in constant evolution. Who has not planted something only to take it out later because they hadn’t anticipated change?  In the context of a garden we can add into the equation, family changes, seasonal changes, and very often for expats. the soil and climate are unlike any we are used to. Here in Toulouse we struggle with soil best suited to making bricks and an almost continental climate of extremes of sun wind and cold.

Penny’s aim is to help her clients set up a framework in their gardens which enable

  • Maximum potential for change, flexibility and evolution
  • Maximum enjoyment of the garden
  • Minimum maintenance (because we’re all to busy to get hung up on weeding)
  • Maximum effect from well chosen and strategically placed plants and trees

Since clients all have different ideas of how they like to use their gardens Greenfrog offer a menu of flexible services ranging from:

“The rough guide” for a DIY garden

A questionnaire, a chat, a look around the garden, some ideas, a quick sketch on the kitchen table, some plant lists and materials (choice and suppliers) suggestions according to needs, on a very casual friendly basis

Cost : a cup of coffee and 60-100Euros depending on the scope

“The Grand plan” for DIY or contractors to build

A questionnaire, a chat, a look around the garden, some ideas, a quick sketch on the kitchen table, A Master plan of the chosen project drawn to scale and followed by detailed planting plans with schedules and hard landscape details according to requirements, could include masonry, lighting, irrigation, earthworks, swimming pools etc. Site supervision or ongoing maintenance advice as required

Cost: ranges between 500 and 2000 Euros depending on the garden.

“La Totale”

The full works! A truly bespoke garden design and build service from A to Z. Includes all plans, tender documents and site supervision. Its just all organised for you!

Fees calculated as a % of works.

But since Penny is open to change, should you require something different she can probably adapt! Call Penny on 06 33 45 42 81 to chat,

16 septembre 2010 0 Comments

Architecte paysagiste diplômée

Diplômée en Angleterre, je développe mon activité depuis 15 ans, partout dans le monde.
Mon destin m’a amenée à travailler en Angleterre, en France et au Moyen Orient.

Je m’occupe aussi bien de petits jardins que de projets paysagers autoroutiers, je peux créer dans le style rustique ou pour des palais royaux, dans les marécages ou dans les déserts…

Mon approche est moderne et originale, liée à des valeurs écologiques. J’aime les qualités de résistance et de longévité.

Depuis 2009, je propose mes services aux collectivités, aux entreprises et aux particuliers autour de Toulouse.